TSFH, auteur

Opération que du plaisir

URL : OperationQueDuPlaisir.pdf (licence : CC-By-ND 4.0 (résumé licence) , merci de m'envoyer un petit mail à eom@tsfh.fr)

"L'Opération que du plaisir" est une œuvre surréaliste écrite à partir d'un premier document réalisé en phase bipolaire dite « maniaque », document inclus tel quel dans l'œuvre en fascicule « Document 25 ».

C'est un «  Plan d'Opération militaire pour filles », classifié Top Secrètes, mais on y trouve de tout, y-compris plusieurs interprétations toutes personnelle du « Péché Originel » ou plutôt « acte de la connaissance » (« En-tếte », en réalité — en: Heading), tiré de la traduction de la Bible par l'équipe du poète Chouraki.

Un « Plan d'Opération » en vue de la reconquête du monde par les femmes, via le Thô-ma-Jung, la Pataguerre et la Salsa ou, alternativement, via la « Clef des mecs », ou encore par les deux en même temps.

La philosophie qui sous-tend cet ouvrage est proche de l'Ubuntu, et en page 14 on y trouve plus ou moins que « Des gosses ont créé l'univers pour que la vie y apparaisse par endroit, et plus il y a de connexions entre les gosses de cet univers, plus la vie y est belle » (je reste un gosse).

elle n'est disponible qu'en PDF, car elle a été écrite en LaTeX avec des macros persos de ouf, par exemple pour commencer chaque chapitre par une page pseudo-blanche formée d'une espace insécable suivie d'un remplissage horizontal et d'un remplissage vertical, page pseudo-blanche qui contient le bas de page structurant le document, le tout agémenté d'un flottant « agrafe », qui matérialise l'agrafage des différents cahiers.
Ou encore d'un compteur capable de revenir à 0 à la page effective 128 du document qui commence à la page 1, car il n'existe pas de page 0 dans mon univers, puis d'afficher n + n x 2^7 (de fait, l'espace de nombres de la plage ASCII). Les sources LaTeX doivent avec un peu de chances se trouver dans un disque de sauvegarde situé dans un coffre dont j'ai oublié la combinaison, et je serais absolument incapable de les reproduire dans un état normal. En fait, je me demande même si un tel code est reproductible. (update : j'ai retrouvé les « Sources du Monde »)

Le plan initial est l'invasion du monde par les femmes, entrainées à la Salsa et aux Lézards martiaux, pour le faire danser pendant 1 mois et ainsi retourner au jardin de la connaissance.

Sauf que le bon plan, s'est de faire dévolopper une arme chimique (« la Clef des Mecs »), qui ôte la virilité pendant 3 mois, par les gonzesses du laboratoire pharmaceutique du coin, et de contaminer le monde entier, au besoin en en remettant une louche aux rares qui n'auraient pas cédé au bout des 3 mois.

Ou plutôt, le bon plan c'est les 2 plans en même temps

Le vrai plan du bouquin étant un camp d'été.

À l'époque, je faisais partie du conseil citoyen du quartier, et on n'y parlait pas des vrais problèmes :
les vrais problèmes, c'étaient les viols en série et la prostitution adolescente dans le quartier, que n'évoquaient les femmes du conseil citoyen qu'en dehors du conseil.

3 jours après avoir écrit le premier jet, en pleine crise bipolaire maniaque, sous la forme d'une blague pour le 1er avril qui figure sous forme d'un chapitre dans le bouquin, document remis le 1er avril à 3 salseras bien choisies et un salsero, je m'offrais en holocauste dans le quartier, en exécutant quelques pas de danse, nu comme au premier jour, avant d'aller me réfugier chez les buralistes en face de la place pour les inviter à danser. Deux femmes.

Je m'attendais à me faire écharper, mais au final je n'ai pris qu'un seul coup de poing dans la tempe, 6 à 8 heures de garde à vue et 3 mois avant de pouvoir sortir à peu près librement de l'hôpital Daumezon, parce que le préfet refusait de lâcher l'affaire...

Avant cela, j'avais dansé comme Pan à mon anniversaire, celui de mes 50 ans — et celui-là, je tenais à le fêter, qui tombait le jour de la soirée mensuelle organisée par l'autre club de salsa de la région, après avoir commandé 10 bouteilles de champagne et 5 bouteilles de pétillant sans alcool, qui elles m'ont été remboursées à l'issue, n'ayant pas été consommées. À la fin de la soirée, il restait une bouteille intacte, mais je l'ai débouchée pour boire un verre en compagnie d'une fille de mon club habituel qui s'était manifestée en fin de soirée. J'avais dansé comme Pan, c'est à dire en bandant la moitié des danses, ce qui ne m'étais encore jamais arrivé ! C'était l'hypomanie...

Quelques temps plus tard, j'ai eu une autre phase hypomaniaque, et j'ai été viré définitivement du club « d'Alain, philosophe de la danse », à qui une lettre est adressée (avant cet évènement), pour qu'il accepte de me louer les locaux de son club durant l'été, et que j'y forme notamment les femmes à la Salsa, en dérogation de l'engagement pris à ne pas le faire à l'inscription dans son club. La « Lettre à Alain, philosophe de la danse » est le fascicule « Document 24 ».
Je me suis fait virer quelques mois plus tard, car en phase hypomaniaque survenue lors du cours j'ai d'abord commencé par me sentir oppressé par les passes de danse et surtout la densité de la foule lors de la séance de Kizomba, qui est une danse particulièrement suggestive, mais je n'ai pas osé quitter le cours, car Alain ne tolérait pas qu'on quitte son cours en milieu de séance, et c'est son droit. Alors, j'ai eu une première loghorrée à l'adresse d'une femme de mon âge, déclarant que « là, c'est le cours, mais lors des soirées c'est une véritable partouse habillée sur la piste », ce qui au fond est assez vrai concernant la Kizomba !
Puis, une seconde loghorrée à l'adresse d'une jeune femme, disant d'abord « toi, ne m'approche pas ! », puis, après qu'elle ait répondu « Quoi ? », « Tu vas mouiller » (de fait, là, je ne voulais plus du tout qu'on me touche). Elle est partie, furieuse, et là j'ai réalisé que je venais de dire une grosse connerie, parce que ce que je voulais signifier par là est que je détestais cette situation, mais elle ne l'a certainement pas entendu comme ça. Alors je suis allé chercher Alain, et lui ai dit que j'avais dit une grosse connerie à une jeune femme que je lui ai décrite, sauf que je ne me souvenais pas sur le moment de ce que j'avais dit. Il m'a donc demandé de sortir du club et de l'attendre à la sortie, puis est allé s'enquérir auprès de la jeune femme de ma bévue. Alors il est sorti du club et, plutôt que de me demander de faire mes excuses à la jeune femme, qui pointait sa tête par la porte avec son compagnon, furieux tous les deux, alors qu'il savait que c'était un accident dû à la maladie, car il la connaissait, il m'a dit « Rentre chez toi, prends tes médicaments, et surtout ne reviens jamais ! ». Quelques temps plus tard, je recevais ma lettre d'exclusion pour « conduite indécente lors d'un cours » prévue au règlement du club, ainsi qu'un chèque de remboursement pour les mois restants, que j'ai déchiré en petits morceaux. Je n'ai pas cherché à me défendre, car même si j'avais répondu par une lettre d'excuses, expliquant ce qui s'était passé et demandant ma réintégration, je suis certain que je n'aurais pas eu gain de cause.

URL : OperationQueDuPlaisir.pdf (licence : CC-By-ND 4.0, merci de m'envoyer un petit mail à operation-que-du-plaisir@tharding.fr)

Nota : je conseille d'utiliser le butineur web Firefox pour lire ce fichier, le résultat dans le leccteur PDF d'Adobe n'étant pas garanti.

Bande son

Audio : La Java l'aise / Thomas Harding (sur l'air de La Javanaise) (non redistribuable ; il s'agit d'une parodie, exception au droit d'auteur)
Audio : Les gens qui doutent / Anne Sylvestre (Chant : Thomas Harding) (non redistribuable, « droits réservés » pour la chanson d'A. Sylvestre)
Vidéo : Dernier Combat / Chamblas Rêveil (distribution officielle, par l'auteur-compositeur-interprète, vidéo avec paroles)
Vidéo : Dancing Queen / ABBA (distribution officielle de l'éditeur de musique)
Vidéo : L'hymne des Femmes / chant militant interprété par un collectif non déterminé (vidéo avec paroles publiée par un éditeur de partitions)
Vidéo : Suicide is Painless / Johnny Mandel (sur un montage d'extraits du film M.A.S.H, dont elle est la chanson phare, distribué par un auteur de tributs au cinéma)

Spoiler : Le chirurgien ne se suicide pas dans le film, c'est un gag.

Sources du Monde (extraits)